NaNoWriMo 2016 – rétrospective des échecs passés

Waouh, cela ne fait que trois mois depuis le dernier article ! Hum. Clap. Clap. Positivons : c’est deux fois moins que les six mois entre les deux derniers articles.

Applaudissez très fort !
Applaudissez très fort !

Quoiqu’il en soit, me revoilà avec un petit article sur le NaNoWriMo, auquel je participe cette année encore.

Qu’est-ce que c’est que cette bête-là ?

Le NaNoWriMo, ou National Novel Writing Month, est un événement international pour les écrivains en tous genre. L’objectif est d’écrire un roman de 50 000 mots en un mois. Un beau challenge, auquel je participe donc pour la quatrième fois (je vous en avais parlé l’année dernière), mais que je n’ai réussi qu’une seule et unique fois.

Des dizaines de milliers de personnes (voire bien plus, je n’ai absolument aucune idée du nombre de participants) se motivent sur le site internet, sur les réseaux sociaux, participent à des write-in (des sessions d’écriture communes dans des cafés) et font leur possible pour écrire chaque jour quelques 1667 mots. Beaucoup de mots en perspective !

Mon NaNoWriMo 2016

Cette année, plusieurs particularités de mon côté. C’est tout d’abord la première fois que je fais cela hors de France, dans la merveilleuse ville d’Edinburgh où je suis en échange Erasmus depuis septembre. Me voilà donc à faire des jeux d’écriture en anglais, à parler de mes projets dans une autre langue que la mienne, et à me faire battre aux Word Wars (sprints de 15 à 30min où celui qui a le plus écrit gagne !) par des écossais plus roux les uns que les autres.

Les clichés sont donc vrais ?
Les clichés sont donc vrais ?

Deuxièmement, pour la première fois je ne participe pas avec un roman ou un projet unique, mais avec une série de nouvelles. J’écris en effet pour un défi organisé avec quelques amis sur mon forum d’auteurs, qui consiste en un Christmas Challenge – un calendrier de l’avent composé de textes écrits sur 24 thèmes différents ! Un beau projet qui sera publié au rythme d’une nouvelle par jour sur le site du Héron au cours du mois de décembre. Je n’avais pas commencé à écrire sur ce projet un poil complexe avant début novembre, même si j’avais déjà quelques idées de textes, donc le pari est risqué.

Enfin, après deux ans à faire ce challenge en étant stagiaire, sans aucun devoir à faire en rentrant chez soi, sans heures d’études et avec un planning assez simple à organiser, me voilà à nouveau étudiante pendant le mois de Novembre ! Le pire, c’est que mes cours s’arrêtent au 2 décembre. Ce qui veux dire que tous les projets, travaux de groupes, rapports individuels sont à rendre de façon éparpillée au cours de ce mois. Une belle surcharge de travail en perspective !

Ce que j’ai appris de mes échecs passés

Je ne m’aventurerai pas à glisser des conseils aux Nanoteurs du coin, ce serait le comble ! Mais après 3 échecs, je commence à me connaître un peu et à repérer les choses qui me font lâcher et celles qui me maintiennent à flot.

2016, me voilà !
2016, me voilà !

La peur d’être en dessous de la barre est l’un de mes pires ennemis. Tout au long du mois, on voit la petite droite des statistiques du Nano se dirigeait vers les 50K avec un objectif quotidien de 1667 mots. Le problème, c’est que quand je n’arrive pas tous les jours à atteindre ce quota, je me retrouve en dessous de la courbe, et j’ai peur de ne pas pouvoir rattraper ce retard. Dès que ce retard dépasse un chiffre qui me paraît insurmontable (souvent assez proche des 3000, ce qui ne correspond même pas à deux jours d’écriture !), je craque et je me dis que jamais je ne pourrais y arriver, je me démotive, et au fil des jours j’écris de moins en moins. Jusqu’au moment où je réalise que cela fait une semaine que je n’ai rien écrit et que j’ai abandonné sans même l’admettre.

Attendre l’inspiration n’est également pas ma meilleure technique pour me mettre à écrire. Croire que la muse va se rappeler à moi au moment de me mettre sur mon clavier, franchement, ça ne marche pas. Ca se force un peu, même avec les jours sans. D’autant plus que cette année, j’ai 24 nouvelles à écrire, peut-être plus si je finis en moins de 50K (j’en profiterai alors pour terminer les 5 ou 6 nouvelles à demi-écrites qui traînent dans mon pc depuis des mois). Cela veut dire qu’il faut parfois les trouver, les idées pour les 24 thèmes, et ça peut faire perdre beaucoup de temps. J’écris moins vite que d’habitude, je le sens, mais depuis quelques jours ça va mieux – il faut juste que je persévère, je n’ai pas du tout écrit le mois dernier donc je suis forcément un peu rouillée. L’exercice de trouver des idées rapidement est plutôt exaltant ! Je pense que ça ne fait pas de mal à ma muse de travailler de façon plus intensive sur le mois.

Une astuce qui marche particulièrement bien pour moi, du moins pour ce que j’en ai vu cette semaine, c’est de me rendre aux write-in organisés à Edinburgh. La possibilité de partager ses peurs et ses baisses de motivation avec des personnes dans la même galère que toi, ça me booste et me permet de remonter la pente. De plus, écrire en groupe, à des horaires pré-déterminés, c’est un bon moyen d’écrire 2000 mots ou plus en quelques heures ! Jeudi dernier, après une petite séance d’écriture le matin chez moi, et un write-in dans la soirée, j’ai pu écrire plus de 3300 mots dans la journée, un record pour moi !

Quand l'inspiration ne vient pas...
Quand l’inspiration ne vient pas…

Je participe également à des Word Wars sur le chat créé pour l’occasion pour les nanoteurs de mon forum habituel. L’année dernière, cela me déconcentrait un peu trop, car il n’y avait qu’un seul channel. Soit je gardais les notifications, et était dérangée par les diverses conversations habituelles, soit je les enlevais, et loupais toutes les WW ! Un dilemme qui ne se pose plus depuis que nous avons séparé les channels pour éviter les déconcentrations intempestives.

Enfin, j’ai fini par comprendre que je n’ai pas besoin de rattraper mon retard en une seule fois pour réussir. Depuis le début (une semaine donc), je n’ai jamais dépassé la barre. En même temps j’ai commencé à 191 mots la première journée, pas forcément le départ sur les starting blocks espéré ! Mais depuis, j’en suis à quelques 12K, sur les 13.3K attendus ce soir. Et je rattrape peu à peu mon retard, pour peu que je fasse le quota tous les jours (ce qui est possible avec un peu d’organisation) et que je grappille 200 ou 300 mots supplémentaires dès que j’en ai l’occasion. L’objectif est pour moi d’écrire tous les jours, et même si un jour je ne peux pas avoir le quota, je persévère car j’ai trois semaines pour rattraper ça.

Au final, qu’est-ce que 3K de retard lorsqu’on a 22 jours pour le résoudre ? A vos calculatrices… A peine 130 mots supplémentaires par jour ! Ce n’est pas si compliqué, n’est-ce pas ?

Allez, sur ce je ne retourne pas écrire, mes 1800 mots ayant été écrits avant 10h15 ce matin, je vais plutôt prendre une pause, regarder un petit épisode de Bones ou la dernière vidéo de Cécile Duquenne. Pour repartir chargée à bloc demain !

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