Pourquoi blogger… une fois tous les six mois ?

Il y a quelques jours, en réalisant que cela faisait six mois que je n’avais pas publié un article sur ce blog, j’en suis arrivée à la conclusion que blogger n’était pas fait pour moi. A quoi bon écrire un article un coup de temps en temps, si c’est pour délaisser cette même page les six mois qui suivent ?

Comme beaucoup de personnes, j’ai également vu passer ce long (trèèèèès long) article sur la question de chroniquer ou pas les livres qu’on n’a pas aimés. J’ai pas réussi à tout lire, par manque de temps et d’envie, mais ça faisait écho à mes propres questions : chroniquer tout court, ou pas ?

Procrastination avant tout

Il faut savoir, et j’espère que vous l’avez compris depuis un an que je blogge à semi-tiers-jamais-temps, je suis une vraie procrastineuse.

Si je ne publie pas cet article tout de suite, ce sera jamais !
Si je ne publie pas cet article tout de suite, ce sera jamais !

Procrastiner, ou remettre au lendemain et au jour d’encore après, c’est certainement l’un de mes gros défauts. En quoi ça consiste, vraiment ? Et bien par exemple, quand à 9h30 je me suis mise à l’écriture de cet article, à 9h45 j’étais sur Facebook et Twitter pour retrouver le lien de cet article dont je parle plus haut, lien que je n’ai pas retrouvé. Puis j’ai cherché, encore sans succès, cette image qui m’avait marquée et que j’aurais très bien pu poster sur la page fb des Editions HPF, que je gère en partie.

Avouons-le, j’écris certainement cet article pour ignorer la notification writeometer de mon téléphone qui m’indique qu’il est l’heure d’avancer sur mon roman.

Comprenez bien qu’avec un défaut pareil, se réveiller un matin en réalisant que ça fait six mois qu’aucun article n’a été publié ici, alors même qu’en août 2015 (il y a seulement un an !) je me jurai corps et âme recommencer un blog dans une optique sérieuse, bref (cette phrase est si longue que j’ai perdu mon sujet) se réveiller et découvrir ça, ce n’est pas rare ni exceptionnel. C’est comme découvrir que j’ai rien écrit depuis trois mois (et le découvrir grâce à l’un de mes nombreux tableaux de suivi), ou que j’ai pas revu mon texte depuis quinze jours, ou que ça fait cinq mois que j’ai des interviews en suspens pour les Editions HPF. C’est mon quotidien, ou presque.

Et pourtant je fais tellement d’efforts que je me demande comment ça se fait que je n’y arrive jamais. Tableaux de suivi, notifs de téléphone, plages horaires dans mon google agenda, listes de to-do à court terme (journée) et à long terme (la totale en suspens), etc. J’essaie du mieux que possible de maîtriser mon temps, mes projets, et d’autres pourraient dire que je ne m’en sors pas si mal, vu tout ce que je fais. Sauf que moi, j’ai juste l’impression de ne pas savoir finir quoi que ce soit.

Autrice en herbe, actrice à mi-temps, éditrice bénévole, étudiante toujours et encore plus

Il faut dire, comme vous pouvez le remarquer dans le paragraphe précédent, que je fais beaucoup de choses. Mais vraiment, beaucoup.

Tout, en même temps !
Tout, en même temps !

J’écris. J’ai même l’ambition de vouloir être publiée, sauf que n’ayant pour l’instant aucun roman d’achevé, et aucune nouvelle jamais terminée à temps pour les nombreux appels à textes qui m’intéressent… bah c’est pas près d’arriver ! Trop d’idées en cours, trop de distractions peut-être ? Il faut croire que je suis incapable de me plonger à fond dans un projet pour le terminer avant d’aller voir ailleurs si l’herbe ne serait pas plus féerique.

Je suis actrice dans une association d’étudiants. Avec notamment un premier rôle cette année, un engagement intensif et explosif, un stress fou et de nombreuses insomnies au programme. C’est quelque chose que je ne regrette pas du tout, mais qui m’a bouffé beaucoup de temps depuis janvier. Heureusement, c’est terminé depuis mi-juin (et il m’a fallu des semaines pour m’en remettre). Malheureusement, le bureau de l’association souhaite que je rempile une année en mettant en scène (avec une amie). Je freine des quatre fers, mais je me connais : s’ils insistent trop, je serai incapable de dire oui (même si mon cerveau me hurle que c’est une mauvaise idée. La preuve, j’ai commencé par faire un beau lapsus et écrire non).

Je suis éditrice bénévole, et heureusement qu’on ne publie qu’un recueil tous les deux ans, parce que je n’arrive déjà pas à suivre… Cinq mois que je dois réaliser ces interviews d’auteur pour la promo !

Je suis toujours étudiante, et je pars en échange en Ecosse pour six mois. Vie mouvementée, voyages en prévision (oui la belle vie, je ne me plains pas !)… Sans compter que j’ai eu un dernier trimestre très chargé avec beaucoup trop de cours et de travail.

Et à côté de ça, j’ai quand même des amis, une famille, des gens qui attendent de moi que je les vois ! Je passe également beaucoup de temps à… perdre du temps devant des séries, en lisant des livres (ce qui devient rare à certaines périodes), à faire du sport et à m’amuser un peu.

Et je blogge. A mes heures perdues. Quand j’ai le temps.

La régularité, clé du succès ?

Prise par le temps
Prise par le temps

Sauf qu’à chaque fois qu’il me prend l’envie de m’y mettre (souvent à la fin d’un bon bouquin), je vois les mois depuis le dernier article défiler sous mes yeux, la culpabilité monter, et le découragement. A quoi bon, puisque ça fait des mois qu’il n’y a pas eu d’update ici ?

J’ai un peu publié (fanfictions notamment) sur internet, beaucoup lu… Je sais que la régularité est importante dans toute publication internet. Ça ne fait pas tout, mais ça aide bien à garder ses lecteurs. Et dans la fanfiction comme ailleurs, la régularité c’est pas trop mon truc. C’est motivant aussi pour les auteurs, de s’imposer un tel rythme, de savoir que des gens attendent le prochain chapitre. Mais je n’ai jamais tenu plus de quelques semaines comme ça. Je me suis fait à cette idée.

Sauf qu’ici, la perspective de republier après des mois d’absence… Ça me décourage. Comme si je devais plonger à six mètres pour récupérer une épave et la remettre sur les flots par la seule force de mes bras. Pourtant l’enjeu n’a rien à voir ! Qu’importe ici si les lecteurs ne se souviennent pas des précédents articles… Qu’importe s’il s’est passé six mois depuis la dernière update ! Qu’importe si je n’ai pas eu le temps de lire les articles des autres bloggeurs que je suis (qui sont bien plus efficaces que moi, il faut l’avouer !).

J’ai réalisé que je ne chronique pas pour être lue, mais parce que j’ai envie d’avoir un endroit à moi où noter mes impressions sur mes lectures. Sans que cela soit une obligation, qu’il faille une certaine performance de régularité, pour tenir les gens. Si cela permet de partager des textes, de faire découvrir de nouveaux auteurs, tant mieux ! J’ai des dizaines de brouillons qui n’attendent que d’être complétés, et ils le seront, dans trois jours ou trois mois, qu’importe.

Allez, à dans six mois !

(Enfin, moins j’espère !)

Publicités

3 réflexions sur “Pourquoi blogger… une fois tous les six mois ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s