Ma volonté et moi

Ce soir, je voulais vous parler d’un livre que j’ai lu il y a quelques semaines et qui méritait d’être évoqué. Mais voyez-vous, je n’ai toujours pas commencé cette critique. Pourquoi ? Parce qu’une petite chose nommée procrastination est malheureusement très ancrée dans mon cerveau.

Procrastination ?

Mais si, vous savez, cette chose qui vous pousse à regarder le mont de vaisselle sale dans l’évier avec une forte envie de l’oublier… Ou qui vous dit que vous n’avez toujours pas répondu au texto d’untel ni appelé votre mère qui vous harcèle depuis trois jours. Et puis, il serait grand temps de faire un peu de ménage dans votre (petit) appartement, non ? Ou peut-être de créer un brouillon pour le prochain article de ce blog, aussi…

Promis, c’est pas chez moi !

Oui, mais voilà, je ferai ça demain. Et c’est ainsi qu’après demain vient demain, et encore demain… Jusqu’à ce que le temps passe et que la deadline s’échappe. Alors si pour certains, cette deadline est salvatrice, les booste et leur fait gravir des montagnes, moi ça me décourage. De toute façon, je n’aurai plus le temps, autant abandonner maintenant.

J’avais une bonne excuse pourtant, pour cet article absent. J’ai un brouillon tout prêt à être publié, une petite nouvelle presque sans prétention… Mais maintenant que c’est le jour J, j’ai le trac à l’idée de dévoiler un premier écrit. Je me cache, je me déstresse et je reviens un autre jour !

A peu près comme ça, oui.

Pas assez de volonté ?

Bon allez, cette excuse n’est qu’une fausse excuse, je commence à me connaître… Mais alors, pourquoi n’ai-je pas écrit cet article plus tôt ? Est-ce que je n’ai pas assez de volonté ?

C’est quelque chose que j’ai souvent entendu (et pensé), le manque de volonté. Pas assez de volonté pour se remettre sur ce projet, pour continuer d’écrire cette nouvelle, pour faire ce truc chiant que je remets à demain tous les jours… Et un beau jour, un monsieur (David Meulemans, de Draftquest) m’a sauvée en disant que la volonté, c’était comme un vase plein qui se vidait peu à peu au cours de la journée. Conclusion : faire en premier ce qui compte. C’est comme ça que je me suis mise à écrire le matin. Ce qui s’accorde tout à fait avec mes horaires de mamie – couchée 22h, levée 7h.

J’ai donc essayé de dompter ma volonté, déjà pas très gentille avec moi. Seulement, en ce moment, on est un peu en guerre, ma volonté et moi : je crois qu’elle n’apprécie pas ma relecture de la saga Harry Potter. Mes carnets non plus, d’ailleurs. Je les comprends… Je passe à peu près chaque minute libre le nez dans ces livres, et c’est vraiment très dur de m’en détacher. Tout passe après, c’est une source de procrastination inépuisable. Si bien que je pensais passer la soirée le nez dans HP…

Jusqu’à l’épiphanie

Ma volonté se réveille tout à coup. Et elle est féroce comme un lion, celle-là, prête à soulever des montagnes et à changer le monde. Me voilà prête à faire un marathon d’écriture, toute la nuit s’il le faut, prête à écrire trois articles pour le blog, déterminée à déterrer dix fichiers différents demain au boulot, à terminer cette nouvelle avant la clôture de l’AT dans 10 jours…

Comme il dit !

Tout s’est mis à surgir violemment dans ma tête. J’avais à la fois des extraits de dialogue, des descriptions, cet article qui s’écrivait mot à mot sous mes yeux… Que faire alors, sauter sur un crayon pour tout noter, au risque que ça s’arrête, ou laisser couler le flot dans l’espoir d’en retenir quelque chose ? Quand c’est comme ça, j’aimerais bien avoir une Pensine à pensées.

En tous cas, horaires ou pas, ce soir cette volonté je la lâche pas !

Et vous alors, la procrastination, ça vous parle ?

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